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Premier
tableau de chien "Au débotté"
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Lors d'une exposition partagée avec
une sculpteur, épouse d'un maître d'équipage,
en octobre 99, une de ses amies, Claude qui chasse le cerf à
courre en forêt de Rambouillet, me commande le portrait de
son chien, un jeune Jack Russell terrier. Claude voulait un portrait
simple sur fond uni, comme le portrait de "Macho".
J'ai donc fait des photos dans cet esprit et commencé mon
dessin. Mais, le travail n'avançait pas car je n'avais pas
envie de faire un simple portrait de chien, le énième
jack russell.
Je désirais faire un véritable tableau autour du
chien . Lui ayant fait part de mon projet, Claude me donne carte
blanche.
Nouvelle séance de photo: cette fois, Claude m'a confié,
avec son chien, toutes ses affaires de vénerie: fouet, tricorne,
tenue de vénerie et bottes d'équitation. Est il nécessaire
de dire que sa passion est la vénerie ?
Ce jour-là, il pleuvait des cordes. Je me suis donc installé
dans ma salle à manger, un spot halogène accroché
au balcon pour simuler une lumière naturelle. On croirait
vraiment que la pièce est inondée de soleil, non ?
Regardez la lumière sur la fenêtre et l'ombre
derrière le rideau.
Quel contraste !
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Toutes mes photos étaient excellentes.
Cerise sur le gâteau, "Opus", le jack russell, avait eu
des attitudes montrant toute sa jeunesse et sa vivacité. Regardez
le! on voit qu'il n'est pas chez lui, que sa maîtresse n'est pas là.
Il est légèrement, non pas inquiet, mais déstabilisé,
et pourtant, curieux de tout, il semble avoir envie de jouer.
Une fois le reportage photo réalisé, cela a été
6 semaines de création: du bonheur à l'état pur !
Je savais que ce tableau serait beau. J'avais assemblé de nombreuses
matières différentes, le bois de la chaise, la corne du fouet,
le galon d'or du tricorne et surtout le cuir de ces bottes éculées.
Il y avait tout pour faire une superbe nature morte, une magnifique
composition picturale. Ce tableau de chien, au final, est exactement ce
que j'avais rêvé de créer. Claude m'a remercié
en me disant : "c'est le plus tableau que vous ayez jamais peint"
.
Cela m'a vraiment fait plaisir ! Mais en plus, c'était vrai ! Partout
où ce premier tableau de chien a été exposé,
il m'a valu le Premier Prix du public.
Si vous glissez votre souris sur le tableau, je vous montre le jack en gros
plan.
Vous ne trouvez pas la signature ? Elle
est cachée dans le décor, Prenez l'ascenseur et descendez
voir les Détails |
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Premier
tableau de chien : "Détails"
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Pourquoi cacher la
signature, me direz vous ?
Pour deux raisons.
La première, c'est que je n'ai jamais trouvé
qu'une signature embellissait un tableau, pas plus qu'un tag n'embellit
une façade. Je cherche depuis toujours à ce qu'elle
soit la plus discrète possible.
La seconde, c'est qu'en novembre 1999, j'ai exposé
au Salon des Indépendants à Paris, qui fêtait
son centenaire. Parmi les artistes qui présentaient leurs
uvres, il y avait quelques grands maîtres français
du "trompe l'il". J'ai ainsi pu apprendre quelques
unes des règles de cette magnifique discipline. L'une d'elle
veut que la signature soit totalement intégrée au
décor. Cela fait partie du jeu, pour l'amateur, de la chercher.
Le principe me plaisait beaucoup et j'ai eu envie de l'appliquer
pour ce tableau. Dans
cette uvre, le chien est presque au deuxième plan.
Il apporte la vie dans ce qui pourrait être une nature morte
dont les bottes seraient le sujet principal. Quoi de plus logique,
que de signer, là où le bottier aurait pyrogravé
les initiales du propriétaire ?
Cette aquarelle au format 50 x 70 est exceptionnellement
vernie, et je l'expose donc sans vitre.
Pourquoi ? Parce qu'un jour, un sot qui avait fait le voyage depuis
sa lointaine province pour me faire peindre ses chiens, m'a demandé
si je ne savais pas faire de la peinture, de la vraie, celle où
il n'y a pas de vitres devant.
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Cela m'a quelque peu agacé.
Du coup, j'ai cherché et découvert qu'il était possible
de vernir une aquarelle. L'année suivante, au Salon des Indépendants,
j'ai entendu un aéropage d'experts pédants qui péroraient
doctement devant mon tableau sur ma somptueuse technique de peinture à
l'huile.
J'ai laissé dire. Ils avaient sûrement raison.
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La presse magazine
a beaucoup publié ce tableau et c'est grâce à
ces articles
que
j'ai eu quelques commandes importantes.
La toute première fut "l'impatience
du départ en chasse" que je
vous montre,
si vous voulez bien suivre le guide
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